février 7th, 2012
Le nouveau restaurant d’Herve est splendide et trois a quatre fois plus grand que l’ancien. Aux premieres chaleurs, nous pourrons profiter de sa tres grande et splendide terrasse avec vue sur les montagnes. Herve avait aussi invite deux couples de ses amis francais. Samedi apres-midi, je suis allee boire un the avec Nancy qui m’a fait rencontrer une de ses connaissances, Marie-Claude. Elle est francaise et habite ici depuis fort longtemps. Tres sympathique, nous etions toutes trois tres a l’aise pour discuter. Marie-Claude, tout comme Marie-Jo du club des francophiles, nourrit regulierement un coyotte a qui elle a meme donne un nom. Il s’est habitue a attendre les reliefs des repas quotidiens d’elle et de son mari. Assis sur son posterieur, a proximite de la maison, il attend ce rendez-vous sagement. Marie-Claude m’a explique que la mere coyotte ne s’occupe que de deux petits ; s’il y en a un troisieme sur sa portee, l’un d’eux sera abandonne et contraint de subsister seul ou de mourir de faim. J’etais contente de savoir que papa avait la visite de mon frere et de sa famille samedi apres-midi. Ils sont restes coucher aussi a La Rochelle. Les conditions climatiques hivernales les ont contraints, neanmoins, de rentrer chez eux en milieu de matinee. Ma petite belle-soeur etait desolee de ne pas pouvoir assurer un peu de menage chez papa par manque de temps. Il aurait fallu lui changer les draps de son lit, aussi. Depuis le deces de maman et mon depart de La Rochelle, c’est Vero - qui habite a 120 kms de la - qui veille a ces taches en parcourant la distance. Mon frere et ma soeur qui habitent sur place pourtant semblent n’avoir que faire du confort de leur pere. Jamais il ne se plaint et il ne reclame rien. Ma soeur est la proprietaire de la maison qu’il habite et ne s’occupe pas de faire changer le chauffage de la cuisine qui ne fonctionne plus depuis longtemps. Papa n’a deja pas l’envie de se faire a manger pour lui tout seul… alors, j’imagine qu’il doit en avoir encore moins envie en penetrant dans cet endroit glace avec l’hiver qui sevit depuis quelques temps. J’enrage mais ne dirait rien tant qu’il sera vivant. J’accumule et vois ma rancoeur s’amplifier accentuee par la frustration de ne pas etre la, sur place comme ils ont la chance de l’etre, pour m’occuper un peu de mon papa. Il ne s’agit pas de tout lui faire dans sa maison, mais de l’aider dans certaines taches devenues difficiles par la contiguite des pieces, son age et sa corpulence qui l’empechent d’avoir de l’aisance et de la facilite. C’est triste, mais, lorsque papa ira rejoindre maman, il n’y aura plus rien pour emmener mes pas la-bas, que leurs tombes. I.B.
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