epousix

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Changement de decor : Le Nouveau Mexique !

Quelle bavarde !

janvier 20th, 2012

Jeanne – et non Gene comme je l’avais orthographie précédemment ne me fiant qu’a la phonétique – a decide de ne pas se faire opérer estimant qu’a 87 ans elle avait suffisamment vécu. Elle nous a donc rejointes, ce midi, pour notre repas hebdomadaire des « girls » avec sa joie de vivre et son sens de l’humour légendaires. A part mercredi dernier ou elle etait a l’hopital, elle n’avait jamais manque un seul de ces rendez-vous et ca faisait du bien de la retrouver. Lundi soir, j’avais invite Natacha a diner, la nouvelle Agente, fraichement débarquée de Seattle pour prendre son premier poste dans l’equipe de Marc. Ma nouvelle copine, Nancy, etait aussi de la partie. J’ai fait sa connaissance la semaine dernière au club des francophiles et ca a de suite « colle » entre nous. Nancy est américaine mais parle parfaitement le français. A mon diner, nous n’avons parle qu’anglais et, j’avoue, que je m’en suis très bien sortie et suis meme devenue quelque peu bavarde dans la langue de Shakespeare ! Certains jours, je peux être assez bonne, je l’avoue. Ca n’est pas comme la semaine dernière ou je suis allée faire une réclamation a la Poste et… pas de quoi se vanter.  Ma prestation etait carrément et dans sa globalite minable. Tout en parlant, non, en vomissant plutôt, mes phrases sans queue, ni tête, ni verbe des fois… j’etais de plus torturée de voir les expressions du pauvre Prepose qui tentait de déchiffrer mon « anglais/petit-negre », tantôt le sourcil leve, tantôt les yeux a demi fermes tout absorbe qu’il etait a la compréhension de mes propos. Lorsque je suis sortie du Bureau, j’ai pousse un long soupir comme si j’avais fait un cent metres en dix secondes. Ces jours-la, j’ai envie de me gifler. A chaque jour suffit sa peine, dit-on ?! Bref, lundi soir, je peux dire que j’etais bonne. Le lendemain, Marc m’a demande si Natacha avait bu durant le repas et j’ai spontanément revu a la baisse la quantité de vin et  délibérément omis de préciser que nous avions termine sur un verre de Grand Marnier. Mon nez bougeait mais ca ne s’est pas vu au telephone. Hier soir, je suis encore tombée sur une de ces émissions comme seuls les américains savent faire. Il s’agit de mamans qui jouent a la poupée avec leurs petites filles et qui les font parader comme des betes de foires devant un jury. Ces pauvres petites, âgées entre 3 et 7 ans, sont maquillées, coiffées mais aussi habillées comme des jeunes filles qui feraient la Revue dans des shows… et pas toujours pour un public de moins de 18 ans. Elles adoptent des mimiques et des positions indignent et je suis étonnée que l’Amerique puritaine n’ait pas mis son veto a cet etalage malsaint. J’ai zappe et me suis retrouvée sur une chaine ou l’on peut voir des chasseurs de primes a la recherches de fugitifs qui ne se sont pas presentes devant le Juge, a leur convocation. Il faut voir le chef de cette bande de clowns ! Sa chemise est grande ouverte jusqu’au milieu du ventre et, sur son torse velu, un long lacet de cuir supporte la replique démesurée d’une etoile de Sheriff. Ses cheveux sont blonds et très longs. Avec son « equipe » (sa femme, sa fille, son gendre) ils se prennent pour des cow-boys des temps modernes mais ca n’est que du bling-bling. Sur une autre chaine, des prétendants cuisiniers sont mis a l’epreuve par un jury et, en moins d’une heure, ils sont sensés préparer une entrée, un plat de résistance et un dessert avec des ingrédients imposes qu’ils découvrent au moment. Par exemple : des chamallows, des raisins, du Champagne, du bœuf pour réaliser le plat principal… je suis scotchée de voir le « jury » gouter ca sans vomir. Pour l’heure, mon émission préférée s’intitule « Storages War ». Des gens se massent pour acquérir aux enchères des affaires entreposées dans des gardes-meubles dont les locataires n’ont pas paye les loyers depuis quelques temps et qui se voient ainsi saisis. Apres que le cadena ait ete scie, les acheteurs potentiels ne peuvent que jeter un coup d’œil sans jamais toucher ou déplacer quoi que ce soit a l’interieur du box. Commence alors l’enchere. Certaines d’entre-elles peuvent dépasser facilement les $ 4000 et décevoir dans leur contenu et, d’autres, peuvent plafonner aux alentours des $ 150 et on peut voir ensuite leur acquéreur découvrir, empaquete dans un sac insignifiant, une statuette en bronze signée qui peut lui rapporter dans les $ 10.000 ! C’est une sorte de chasse aux trésors. Avec plus de 100 chaines accessibles, je n’ai pas fini de m’extasier ou de m’indigner. I.B.

Une des “girls” est souffrante.

janvier 13th, 2012

Pendant sa course matinale, Marc a reussi a apercevoir de jolis coins en bords de mer et de somptueuses proprietes aussi. Il n’a pas encore vu l’endroit en pleine luminosite du jour puisqu’il part avant le lever du soleil et rentre a la nuit tombee. Il ne sait pas s’il verra Miami en pleine clarte avant son depart, dimanche, pour Atlanta ? On se parle sur Skype le soir et il me fait un resume rapide de sa longue journee de travail. De mon cote, je tache de m’occuper pour combler son absence. Hier, je dejeunais avec Winnie et ses copines, comme souvent le mercredi midi. Nous n’etions que quatre car Gene a ete hospitalisee et sera operee dans deux jours. Je n’ai pas compris de quoi precisement, le vocabulaire medical m’echappant encore, mais j’ai bien saisi que cette intervention etait primordiale afin qu’elle profite de trois ou quatre ans de vie en plus. Apres le dejeuner, j’allais lui rendre visite au Memorial Hospital, a cote de l’Universite. Elle est la plus agee de notre petit groupe (hormis moi, la moyenne d’ages doit tourner aux alentours de 75 ans) et celle qui a le sens de l’humour le plus developpe. Elle n’a pas son pareil pour tourner les moments difficiles de la vie en derision et voir le bon cote des choses. C’est donc fidele a elle-meme qu’elle m’a fait rire de ses reflexions droles sur tout et sur tout-le-monde, en particulier sur le personnel soignant qui manifestait une grande gentillesse a son egard. Je l’ai embrasse “comme du bon pain” avant de m’en aller et ca aussi, ca l’a fait rire. Il faut savoir qu’aux US, on ne fait pas de bisous sur les joues mais on se donne des “hugs”, sortes d’accolades qu’on accompagne de petites tapes sur le dos. Des que j’ai connu “les girls”, je les ai affranchies en leur expliquant qu’avec moi elles devraient s’habituer aux bises sur les joues qui correspondent plus a mon temperament affectueux et convivial. Elles doivent raconter ca a leurs amis et a leur famille, et, ce qui est sur, c’est qu’elles semblent bien aimer ce petit rituel pour lequel elles n’ont jamais eu aucun recul ni signe d’agacement. I.B.

Le froid revient.

janvier 10th, 2012

Ma deception finale fut a la hauteur de mon excitation initiale lorsqu’a l’Universite, ce matin, j’apprenais que les cours ne recommenceraient que le 23 Janvier prochain. Et flute, zut, puisque je serai a Washington pour cette semaine la. Je suis decue et frustree de surcroit.  J’ai envoye un mail a Marc pour le lui dire. Il est a Miami depuis hier, dimanche. Hier soir, sur Skype, il m’a dresse un tableau peu engageant de Miami avec de la violence a la nuit tombee et de la prostitution en nombre sur ce bord de mer ou il a son hotel. Les cliches paradisiaques sont tombes encore plus vite lorsque Marie (l’ancienne secretaire de Marc) m’a dit “Miami ? tu crains rien il n’y a que des retraitees liftees avec des rideaux sous les bras!”. Attendons de savoir quelles seront les impressions de Marc sur Atlanta la semaine prochaine… Me voila reine de la maison pour deux semaines, alors. Des hier soir, j’occupais le milieu du lit et monopolisais tous les coussins pour moi toute seule. Durant de longues heures j’ai regarde la television. Vers 22 h 30 je me suis obligee de l’eteindre car j’avais le sentiment de vite reprendre mes habitudes de vieille fille lorsque, sans obligation vis-a-vis de quiconque, les programmes tele me tenaient eveillee jusque tres tard dans la nuit. Le manque de sommeil se faisait sentir au petit matin, bien entendu, mais ca ne suffisait pas a me faire renoncer a cette vilaine habitude accompagnee des cigarettes que je grillais jusque dans mon lit. J’ai entrepris de cirer les meubles et elements et de nettoyer la maison a fond, un peu tous les jours. Apres toutes les belles journees de ce debut Janvier, le froid recommence a sevir et les rayons du soleil n’ont pas reussi a me rechauffer durant ma promenade a pieds de cet apres-midi que j’ai, du coup, ecourtee. Pendant la nuit, la neige a recouvert les montagnes. Les jours rallongent mais l’hiver n’est donc pas fini ? I.B.

Tir groupe.

janvier 5th, 2012

Marc a voulu me mettre la pression, lundi matin, pour les preparatifs afin d’aller au stand de tir. J’etais tres calme de mon cote. Lorsque nous sommes montes en voiture, il m’a demande si j’etais excitee d’aller tirer et j’avoue que j’ai fait un peu ma craneuse en lui repetant que ca n’etait pas la premiere fois que je tirais… bla, bla, bla…. que je connaissais les armes depuis longtemps deja…. Mais, j’etais contente de faire ca avec lui et cette belle journee ensoleillee s’y pretait completement. Le stand n’etait pas tres loin apres la sortie de la ville. Les premiers tirs furent faciles, a cinq metres seulement de la cible ou j’ai fait mouche. Au fur et a mesure que le temps passait, mon poignet fatiguait faisant trembler ma main et rendant mes tirs moins precis. A 50 metres, j’etais carrement depassee par les evenements et je n’ai fait que de rares trous, les autres balles s’etant perdues par ci, par la, dans la butte de terre, a l’arriere. A ajouter a cela ma vue de loin qui a considerablement baissee ses derniers mois, j’ai ete une bien pietre tireuse sur la fin ! Comme a son habitude, en vrai gentleman, Marc m’a complimente sur mes plus beaux tirs oubliant deliberement les pietres resultats qui avaient suivi. Aujourd’hui, j’ai range le sapin et la maison a repris son aspect quotidien. Paul m’a appelee par video pour me montrer son nouveau chez lui. Il vient d’emmenager dans un appartement, a Kingston (Ontario), qu’il occupe avec un co-locataire. Il semblait heureux et je lui ai montre aussi que j’etais ravie qu’il me fasse partager un moment sa nouvelle vie et son nouvel environnement. Enfin il va s’eloigner de l’emprise que sa mere a sur lui et penser par lui-meme. Il m’a repete a plusieurs reprises qu’il etait tres heureux dans son travail et qu’il adorait travailler. Je doute sincerement qu’il rentre a l’Universite a l’issue de cette annee sabbatique qu’il dit s’octroyer actuellement. Son pere sera tres decu si tel etait le cas. Les enfants ne font pas toujours ce que les adultes leur soufflent et c’est ainsi. Marc se fera une raison a la longue. L’essentiel est qu’il soit heureux. I.B.

Bonne annee 2012 !

janvier 2nd, 2012

Cette fin d’annee s’est deroulee de la facon que j’aime le plus : tranquille. Marc n’est pas revenu tres tard du travail vendredi et nous avons termine l’apres-midi ensemble. Pour notre reveillons en duo, nous voulions manger du magret de canard que nous n’avons, helas, pas trouve chez Toucan la seule superette “fine” de Las Cruces. Nous nous sommes rabattus sur quatre tranches de saumon fume et des cotelettes d’agneau. J’ai farci six douzaines d’escargots que j’ai congeles et prepare des mousses au chocolat pour le repas du premier jour de l’annee. On a frole de pres les 20 degres ce premier Janvier et, pour digerer notre festin du midi, nous avons ete faire une promenade dans le desert, devant chez nous. Je m’extasie encore chaque jour de la luminosite et de l’air pur qui nous penetre les poumons jusqu’au plus profond. Je ressens chaque respiration comme un medicament qui me nettoie de tant d’annees passees au coeur de toutes ces grandes villes ou j’ai vecue. Ici, pas d’industries, pas d’aeroport et pas de pollution. Apres notre ballade digestive, Marc a termine la lecture du New York Times et je me suis prelassee sur la terrasse, au soleil, a lire mon bouquin. Ca faisait des annees que je n’avais pas lu. Je peux, aujourd’hui, prendre ce temps pour moi grace au ralenti que ma vie a pris ici. Demain, Marc m’emmene au stand de tir pour me faire manipuler ses deux “outils de travail”. J’ai deja manie un 357 et un 44 magnum, il y a bien longtemps maintenant. Il n’est pas rare d’entendre des coups de feu qui viennent du desert durant le week-end. Il n’y a pas vraiment de reglementation dans cette partie des Etats Unis qui est immense et peu peuplee, quoi qu’il en soit, et les gens s’exercent un peu n’importe ou, les grandes etendues alentours etant ideales pour ce genre d’exercice. La nuit vient de tomber a Cruces. Il est 18 h 15. Cette premiere journee de 2012 s’acheve et j’espere que toute cette nouvelle annee sera aussi douce et heureuse pour vous toutes qui me lisez que la belle journee que je viens de vivre. I.B.

Petite montee d’adrenaline et frisson garanti !

décembre 30th, 2011

J’etais encore ebahie, ce matin, en regardant le ciel bleu azur et le soleil qui brillait deja de mille feux. Comment ne pas sortir et profiter des temperatures qui se sont adoucies au point d’ouvrir les fenetres de toute la maison ? J’ai saute dans la voiture pour aller acheter un dessus de lit pour notre chambre. Grace aux soldes d’apres Noel, j’ai fait une affaire mais je ne me suis pas souvenue que les americains sont faches avec les tailles ; c’est encore une des bizareries de ce cote de l’Atlantique. D’abord, les draps sont trop petits : on n’a pas assez de retombee pour border et pas de quoi faire un revers a la tete. Je retrouvais donc ce meme probleme avec cette parure nouvellement achetee. Decue de ne pas avoir l’effet escompte avec notre lit King - et au lieu de ramener ma bonne affaire au magasin - je me suis consolee en constatant que sur le lit Queen d’une des deux autres chambres, il faisait bel effet. En me rendant dans ce Mall (galerie commerciale), j’ai croise des detenus de la prison d’Etat qui ramassaient les papiers sur le bord de la route. Ils sont facilement reconnaissables avec leur tunique orange ou est inscrit en gros caracteres “STATE PRISON”. La voiture du Sherif n’est jamais tres loin non plus, qui veille. Alors que j’etais arretee au feu rouge, l’un d’eux a traverse le carefour en marchant d’un pas vif dans ma direction. Il avait l’air decide et, en un instant, une foule d’idees sont venues accelerer les battements de mon coeur. Il n’avait ni les pieds, ni les mains enchainees. Mes palpitations s’accelererent a cette constatation et j’essayais de croiser son regard - qui scrutait pourtant le sol - pour deviner et, peut-etre, dejouer l’action qui pourrait se derouler durant les prochaines secondes. Puis, il s’est penche, tout pres de ma voiture, a ramasse quelque chose. Il etait si pres que je pouvais voir chacun des traits de son visage, ses cheveux courts, sa barbe de trois jours et son teint hale. Il semblait concentre dans sa tache et n’a meme pas fait attention a moi. Il ne se doutait pas a quel point j’avais ete inquiette et comment les idees les plus folles m’avaient traverse la tete, fait frissonner toute entiere, une fraction de seconde. Apres que le feu soit passe au vert et que je m’eloignais de lui, je me suis demandee quel delit avait-il bien pu commettre, pour combien de temps encore il en avait a purger sa peine, ce qu’il avait dans la tete… En tous les cas, il n’y avait que la vitre qui nous separait et je peux dire que j’ai vu un prisonnier de tres pres ! I.B.

Il fallait parler.

décembre 27th, 2011

Marc avait sa journee de conges aujourd’hui. Il a fait tres beau. Nous avons fait un saut a El Paso, tot dans la matinee. J’adore me promener lorsque les magasins viennent juste d’ouvrir et sont encore pratiquement deserts. Les soldes d’apres Noel ont commencees et on a pu voir des - 75 % deja sur une quantite d’articles. Mais, je n’avais pas la fievre acheteuse, ca n’etait pas mon jour. Je recherchais un dessus de lit mais les rayons avaient ete devalises pour les lits King, comme le notre. Nous sommes alles dejeuner dans le restaurant qui fait les meilleurs Ribs de la region et que nous avions connu grace a Cathy, une collegue de Marc. Les parkings se remplissaient lorsque nous sommes rentres a Las Cruces, retrouver le calme de notre petite ville. Nous avons installe sur quelques murs les cadres que j’avais confectionnes ces derniers jours. Les deux jolies reproductions d’Audrey ont pris place dans notre chambre, a proximite du cote ou je dors ; je m’eveillerai ainsi chaque jour en pensant a elle. Nous avons partage tant de choses ensemble et, helas aussi, le dernier souffle de ma chere maman, ca fera quatre mois dans deux jours. J’ai encore sur mes levres le gout de sa peau lorsque je lui donnais plein de baisers en lui disant que je l’aimais et je me souviens du regard qu’elle m’a donne lorsqu’elle a entendu le son de ma voix alors que je venais juste d’arriver. Elle avait fait un enorme effort et ouvert ses yeux pour me regarder durant un bref instant. Je sais que le temps, helas, transformera en noir et blanc ces images et que je ne retrouverai plus la saveur de ces instants passes et j’enrage a chaque jour qui passe car je sais que tout s’estompera dans ma memoire de facon ineluctable. Ainsi va la vie. C’est l’histoire de notre passe qui nous fait apprecier les bons moments du present avec ceux qui nous entourent. Je suis gatee et ne doit pas me plaindre. I.B.

Noel blanc a Cruces.

décembre 26th, 2011

Noel est passe en un clin d’oeil, tres calme pour ce qui nous concernait. La neige, tombee deux jours durant, nous a donne des paysages splendides et immacules, aux portes du desert. Paul a ete le premier a se manifester pour nous souhaiter une bonne fete, par mail. Nicole, l’ainee a suivi dans la matinee par un coup de fil a son pere. Les deux derniers n’ont pas eu besoin de se faire tirer les oreilles - pour une fois - et ont aussi contacte leur pere de visu, par skype. La boucle etait bouclee et moi, j’etais ravie pour Marc. Nous ne nous sommes pas fait de cadeau cette annee. Il nous a fallu sortir beaucoup d’argent pour regler l’Universite de Nicole dont les bourses n’ont pas ete accordees le dernier semestre et le semestre en cours non plus. Ca n’est pas grave. Rien ne nous empeche d’etre heureux et nous avons un optimisme a toute epreuve. Surtout moi. Il est prevu que je rejoigne Marc la troisieme semaine de Janvier. Ce sera la derniere etape de son inspection pour laquelle il s’absentera trois semaines. La premiere, il la passera a Miami, la seconde a Atlanta et donc, la derniere, a Washington. Je vais profiter de ce voyage pour faire le laser a mon oeil gauche dont la myopie s’est considerablement accentuee depuis quelques mois. Joli cadeau de Noel ! J’irai saluer aussi le personnel de Brabo et verrai mes amies pendant que Marc travaillera : la belle vie quoi ! J’y vais aussi pour rencontrer Darin, de New York, qui voudrait me proposer de travailler avec lui… mais, rien n’est fait encore et nous en sommes encore aux pourparlers et ne savons pas comment proceder reellement pour arriver a une collaboration future et constructive malgre mon eloignement de Washington. Cette semaine sera decisive et verra peut-etre le relancement de ma carriere professionnelle ? Je reste sereine. I.B.

C’est pas sorcier !

décembre 22nd, 2011

De retour de Santa Fe, le week-end dernier, nous avons eu une semaine calme. Les temperatures sont redevenues douces et le soleil a brille tous les jours mais les plantations que nous avions faites dans le jardin ont beaucoup souffert des episodes a moins 15 degres que nous avons eu et aussi, certainement, de la neige qui etait tombee durant toute une journee. Les lauriers roses risquent d’etre les seuls rescapes de cet hiver qui ne fait que commencer. Nous sommes tres proche de Noel aujourd’hui. Nous n’avons pas les enfants de Marc cette annee mais j’ai fait le sapin tout-de-meme. Enfin, mes orchidees se decident a sortir de leur sommeil qui aura dure six mois. L’une d’elles a deja donne deux fleurs et les autres multiplient les nouvelles feuilles pour me donner de grands espoirs. Pour m’occuper, j’ai fait developper et agrandir quelques de mes photos pour les encadrer et egayer ainsi les murs de la maison. J’ai trouve des cadres soldes pour “fin de serie” mais j’ai du apporter des modifications a certains pour les adapter aux photos. C’est comme cela que je me suis decouverte agile a manier pinces, ciseaux et perceuse pour arriver a mes fins. Audrey m’avait envoye deux tres jolis paysages de bord de mer que je voulais absolument faire encadrer. Un encadreur me demandait pas moins de $ 150 pour ce travail et j’y suis arrivee pour $ 20 seulement. Je me sens pousser des ailes avec cette premiere victoire et je vais adopter la devise du corps d’armee dans lequel Marc a servi a Mont-de-Marsan : “croire et oser”. Jeanine, ma petite bretonne - pour qui le bricolage rime avec art et n’a aucun secret pour elle -  serait tres fiere de moi quant aux resultats. Je l’etais deja moi-meme et j’ai saoule Marc des son arrivee a la maison pendant un bon moment, attendant ses felicitations avec grande impatience. Avec lui, j’ai un public conquis, c’est deja ca ! Et puis, en fin de compte, le bricolage… c’est pas sorcier ! I.B.

Santa Fe.

décembre 15th, 2011

Apres avoir fait la route d’un trait jusqu’a Albuquerque, nous avons dejeuner au Cafe Jean-Pierre, que nous connaissons deja et j’ai depose Marc a son travail. Il me restait toute l’apres-midi libre. Je suis retournee dans le centre ville pour profiter du beau soleil de cette journee. Je n’y suis pas restee tres longtemps car, comme a ma derniere visite, je ne me suis pas sentie tres en securite dans cette partie de la vieille ville. Je n’etais pas tranquille non plus de laisser la voiture garee la, avec toutes nos affaires dedans. Le lendemain, je partais en quete de lampes de chevets qui manquent a notre ameublement. Autour de l’hotel ou nous etions, il y avait plein de grands magasins et l’embarras du choix par rapport a Las Cruces. J’ai fait des affaires et profite des soldes. Ici, on trouve des soldes a n’importe quel moment, sur n’importe quoi. Pas de reglementations ou de periode definie pour ce. Le soir, nous avions rendez-vous dans un hotel voisin du notre pour la Christmas Party du travail de Marc. J’avais l’habitude, a Alexandria, de faire le service pour ce genre de manifestation et, pour la premiere fois, je me retrouvais de l’autre cote de la barriere. De l’attention dans la decoration avait ete portee sur le buffet qui semblait prometteur. Plus tard, au moment de se servir, on s’apercevait que le contenu n’etait pas a la hauteur du contenant. La nourriture etait froide et meme si le roti de boeuf etait tendre, il avait perdu de sa saveur autant que la puree qui ressemblait plus a du platre qu’autre chose. J’ai fait la connaissance des superieurs de Marc et de certains de ses agents qui sont a Roswell. L’ambiance etait decontractee meme si je me sentais quelque peu intimidee. Pour la premiere fois, je n’ai vu aucune femme portant des chaussures trop grandes ! Neanmoins, elles sont fachees avec les collants et c’est jambes nues - et blanches - qu’elles sont, en plein mois de Decembre, alors qu’il fait moins dix degres dehors. Le lendemain matin, a 100 kms plus au nord, nous decouvrions Santa Fe. Nous avons commence la journee par visiter un grand musee sur les hauteurs de la ville. La ville est vraiment tres jolie et le centre est plein de magasins d’arts en tous genres et de joailleries. Les prix sont a la hauteur des jolies choses que nous n’avons touchees que du regard…. Sans avoir pu tout voir, nous avons arpente un bon nombres de rues tout-au-long de cette belle journee. Vers 17 h, Marc donnait des signes de fatigue et nous avons fini par un petit tour en voiture et repris la direction de notre hotel situe un peu a l’exterieur de la ville. Les 2.200 metres l’altitude ont eu raison de notre resistance et, a 19 h 30, nous etions partis pour une longue nuit de sommeil, comme apres une journee de ski. Frais et dispos le lendemain, nous avons fait le chemin inverse pour rentrer chez nous et avons dejeuner dans le restaurant de notre ami Herve, a Albuquerque. Marc a essaye d’ecourter les quatre heures  de route en faisant quelques pointes de vitesse sur la ligne droite qui n’en finit pas. Ces essais ne duraient pas bien longtemps mais je l’encourageais en lui disant “t’as raison, faut decrasser les soupapes !”. I.B.

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